Qu’est-ce qu’implique le fait d’être “à finalité sociale”?

Une société coopérative à finalité sociale se caractérise par le fait qu’elle développe une activité commerciale au profit d’une finalité sociale et non d’un enrichissement patrimonial. Elle cherche donc à créer un projet dont la viabilité économique est au service d’une finalité sociale et elle réinvestit ses bénéfices éventuels dans des activités qui renforcent son objet social.

La finalité sociale décrite dans nos statuts est la suivante: La SCRLFS Jardins d’Arthey a pour finalité de promouvoir la production de produits biologiques et locaux dans le respect de l’environnement ; de participer à l’augmentation de la biodiversité ; de transformer et valoriser les produits du terroir ; de renforcer l’échange de connaissances ; de favoriser l’intégration de publics fragilisés ; de créer des synergies avec d’autres projets locaux poursuivant une finalité sociale similaire, avec, pour toile de fond, un développement durable, respectueux des hommes et de la nature, la promotion de la qualité de vie, l’ouverture à la différence, la participation citoyenne et la création de liens.

En cas de bénéfices, les dividendes versés ne peuvent pas dépasser 6 % de la valeur nominale des parts sociales détenues.

Enfin, conformément à l’idéal coopératif auquel nous adhérons, Jardins d’Arthey s’emploie à appliquer une gestion aussi démocratique que possible, à tous les niveaux de décision (travailleurs, équipe porteuse, conseil d’administration, assemblée générale).

Pourquoi avoir créé une coopérative et une asbl ?

Notre équipe a tout d’abord choisi de constituer une coopérative à finalité sociale car cette structure semblait correspondre le plus à nos envies/besoins. Nous souhaitions en effet pouvoir développer des activités à la fois commerciales et non commerciales qui seraient au service d’objectifs à impacts sociétal et environnemental tels que l’augmentation de la biodiversité, l’intégration de publics fragilisés ou la sensibilisation à une alimentation durable.

La structure coopérative nous séduisait également car elle permettait aux personnes désireuses de soutenir le développement du projet d’y souscrire une ou plusieurs parts. Ces personnes peuvent ainsi faire entendre leur voix à l’Assemblée générale et, à travers leurs représentants, au Conseil d’administration.

Cette structure nous paraissait donc idéale pour pouvoir rassembler du monde autour d’un même projet qui nécessitait à la fois des ressources financières pour réaliser des investissements, et l’aide de joyeux volontaires pour aider à concrétiser les activités.

Nous avons par la suite pris la décision de créer une ASBL afin de faciliter le développement des activités à but non lucratif qui sont au cœur de notre projet, à savoir les projets de cohésion sociale, d’éducation relative à l’environnement et de soutien à la gestion pour les porteurs de projet installés à Arthey.

Comment s’articule le lien avec le propriétaire du domaine?

Le propriétaire et sa famille sont partie prenante du projet. Ils soutiennent son développement activement en étant coopérateurs et membres du Conseil d’Administration.

Gérez-vous tout le domaine d’Arthey ?

La coopérative gère certains bâtiments (château, gîte et grange) ainsi que certains espaces de terrain pour ses activités extérieures. Le reste du domaine est géré par le propriétaire des lieux

Les projets les plus rentables soutiennent-ils financièrement les projets moins rentables ?

Oui, indirectement. Il n’y a pas de mécanisme prévu pour que des projets se soutiennent directement entre eux mais étant donné que la contribution est prévue comme un pourcentage de la marge brute, les projets les plus rentables participeront de facto davantage au financement de la coordination qui soutiendra à moindre coût des projets moins rentables.

Comment la cohésion sociale s’intègre-t-elle dans le projet ?

Les activités telles que le maraîchage, la petite restauration ou les chambres d’hôtes devaient être lancées avant de pouvoir commencer à y intégrer un public plus fragilisé socialement. Il était donc initialement prévu que les activités de cohésion sociale ne soient entamées qu’en deuxième voire troisième année d’existence du projet. Néanmoins, différents partenariats avec des associations actives dans le secteur du handicap ou de la réinsertion socio-professionnelle ont été entamés :

– Gratte ASBL : association qui favorise les loisirs (activités, week-end, voyages) entre jeunes valides et jeunes en situation de handicap mental léger

– AMO Passages : service qui propose une aide et un accompagnement aux jeunes par rapport à tous types de problématiques (familiales, scolaires, santé, …). L’AMO a par ailleurs développé un projet d’année citoyenne, qui s’adresse à un groupe de 8 jeunes.

– Service citoyen : association qui offre l’opportunité à des jeunes de s’engager pour plusieurs mois dans un projet utile à la société.

Ces publics participent à des chantiers collectifs aux Jardins d’Arthey ou viennent de manière plus régulière sur le terrain et sont ainsi impliqués dans la vie de la coopérative. Notre souhait est de permettre à ces publics de prendre part aux différentes activités de la coopérative en étant encadré par un formateur. Afin de pérenniser ce projet, nous sommes à la recherche de subsides pour pouvoir financer cet encadrement.

Nous souhaitons également développer davantage de partenariats en ce sens et permettre à un public varié de s’impliquer dans la coopérative.

Pourquoi l’entrée au Festival des Plantes Comestibles n’est-elle pas gratuite ?

Le prix d’entrée a été fixé à 10 euros (8 euros en prévente) afin de couvrir les nombreux frais liés à son organisation. Voici à quoi servent, approximativement, les 10€ de participation de chaque visiteur (chiffres 2017) :

 4€ servent à payer les très nombreux frais logistiques que supposent un événement de l’ampleur du Festival des Plantes Comestibles (location de chapiteaux et tentes, de véhicules, de toilettes, électricité, aménagements PMR, sons et lumières, etc etc) ;

 2€ servent à payer les nombreuses animations (concerts, spectacles, animations thématiques, animations familiales, conférences) ;

 0,50€ servent à nourrir les nombreux bénévoles qui permettent que ce Festival ait lieu dans les meilleures conditions tout au long du weekend ;

 0,50€ servent à la bonne communication de l’événement ;

 0,50€ servent à décorer le site du Festival ;

 0,50€ sont consacrés à des frais administratifs, de fonctionnement et autres frais divers ;

 2€ retournent à la coopérative Jardins d’Arthey afin de participer au financement d’autres projets moins rentables mais pleins de sens !

Afin que le prix d’entrée ne constitue pas un frein pour les familles, l’accès au Festival est gratuit pour les jeunes de 0 à 15 ans. Par ailleurs, afin de rendre le Festival accessible au plus grand nombre, nous proposons des places directement aux publics plus fragilisés via les CPAS, centres de jours etc.

Aucun frais de rémunération du travail dans les chiffres montrés ci-dessus ?! En effet, à ce jour, le Festival est porté et organisé par une équipe 100% bénévole tout au long de l’année, et qui cherche à proposer une offre la plus complète possible à un prix démocratique.

Vous avez d’autres questions qui vous trottent en tête?

N’hésitez pas à nous les poser! Nous nous ferons un plaisir d’étoffer cette page 😉