Haie indigène comestible

Fin de l’année 2019, Loïc et quelques amis plantent une haie indigène de presque 100mètres.

Pourquoi indigène ? Car cette haie est composée de pommiers et poiriers sauvages et principalement de sureaux noirs. Ce dernier sera un des buissons importants de l’activité de Loïc à partir de 2020 : il va en récolter les fruits et les fleurs afin de les transformer en différents produits tels que du sirop de baie, du vin de fleurs, des liqueurs,…

Le sureau aime les terres riches et humide. Planté de préférence en automne, au soleil ou à la mi-ombre. Il pousse rapidement pour atteindre deux à trois mètres en trois ans. Les fleurs apparaissent dès la deuxième année.

Les espèces indigènes (qui pousse naturellement en Belgique) tels que le sureau, sont
beaucoup moins sujettes aux maladies. En se développant dans leurs milieux naturels, ceux-ci ne nécessitent pas d’intrant et peu d’entretiens. Toutefois, si on souhaite assurer une certaine production, il est nécessaire de favoriser la fleuraison de certains vieux sureaux déjà présents sur le domaine. Il suffit de les détourer, de les mettre en lumière et de tailler environ deux tiers du vieux bois en hivers. Pour les plantations, il suffit de pailler avec des copeaux pour limiter les ronces et mauvaises herbes dans les premières années et de réaliser une petite taille annuelles.

Les pommiers et poiriers sont eux installés dans cette haie pour la biodiversité et quelques expérimentations de transformation. On vous montrera !

Recèpage des sureaux

Après être passé à la débroussailleuse pour dégager les ronces et détourer les plants de sureau, Loïc les recèpe. C’est maintenant lorsque la sève est la plus basse qu’il faut agir. Recépés, les bourgeons auxiliaires n’auront plus d’inhibiteurs de croissance (envoyé depuis l’apex) lors de la montée de sève au printemps et débourreront vigoureusement. Les vieux bois sont coupés, posés au sol afin qu’ils se dégradent et tassés un maximum afin de ralentir la reprise de la ronce.