Une journée avec Valentine la bergère-fromagère

Je suis Enora, étudiante en agroécologie et stagiaire aux Jardins d’Arthey durant tout le mois de juillet. Dans cet article je vous raconte une journée avec Valentine la bergère-fromagère de la coopérative.

La journée commence par la traite, en arrivant à 6h dans la prairie, les brebis nous attendent déjà ! Elles se pressent pour monter les premières sur le quai de traite et manger quelques céréales. On démarre la trayeuse pour récupérer le lait du jour. Chaque brebis à un pis différent, certaines sont plus agitées, je suis les indications de Valentine qui connait ses brebis par cœur. A cette période de l’année, la quantité de lait commence à diminuer, mais il est de plus en plus gras et nous permet de faire de délicieux fromages et desserts. Vers 7h, on finit de nettoyer la machine puis on emmène le troupeau dans une prairie plus fournie. Elles ont besoin de manger beaucoup d’herbe pour faire leur lait.

Les brebis sur le quai de traite – Valentine tire le premier jet à la main

Nous nous rendons ensuite à la fromagerie, au programme du jour : crèmes dessert et tomme de brebis. Pendant que le lait chauffe pour les crèmes dessert on en profite pour soigner les agneaux puis faire une petite pause pour manger un yaourt – de brebis ! – et reprendre des forces. On étiquette les pots et on prépare les mélanges de saveurs : petit beurre, café, chocolat, vanille et mon préféré, spéculoos. Un petit tour à l’étuve puis au frigo, les fameux « Bélicieux » sont fin prêts pour la dégustation.

Nous nous lançons ensuite dans la préparation de la tomme de brebis. Caillage du lait, moulage des tommes, elles doivent ensuite égoutter durant quelques heures pour rendre le petit-lait et commencer à prendre forme. Après une nuit dans de la saumure, on pourra les placer en cave durant deux mois et laisser les ferments faire leur travail d’affinage.

Les tommes toutes jeunes avant leur affinage en cave

On est mercredi, l’après-midi sera donc dédié à la préparation des commandes pour la grange d’Arthey. Il faut mouler les fromages frais et les assaisonner, couper et peser les morceaux de tomme – les premières de la saison – et rassembler les yaourts et crèmes dessert. On va ensuite mettre tout cela en place dans les frigos de la grange. Le point de vente ouvre dans quelques heures, mais attention, il n’y aura pas de tomme pour tout le monde 😉

Ma journée se termine peu avant 15h, mais elle n’est pas finie pour Valentine. En fin d’après-midi elle devra encore nourrir les agneaux et remettre les brebis dans leur prairie principale pour qu’elles passent la nuit à l’abris dans la serre et être prêtes pour la traite du lendemain.

Le troupeau d’agnelles, nées ce printemps, dans le verger d’Arthey
Découvrez également une vidéo sur le métier de bergère de Valentine – Par Vews RTBF
La vie de bergère de Valentine

Valentine a 28 ans. Après 5 années à l'université, elle se lance dans une carrière inattendue : celle de bergère. De l'élevage à la livraison de fromages, elle s'occupe de tout ! 🐑

Publiée par Vews – RTBF sur Mercredi 22 juillet 2020

Retour sur la construction de la boulangerie

À défaut de pouvoir fêter ensemble dignement l’ouverture de la boulangerie à Arthey, voici un petit retour en images sur la construction de celle-ci.

Tout commence début mai 2019. Le Festival des Plantes Comestibles est derrière nous et la grange est libérée du matériel de déco qu’elle abritait. On récupère donc le temps et l’espace nécessaires pour se lancer dans ce nouveau chantier. Sans traîner, on se fait livrer une grande partie des matériaux nécessaires à la construction : CLS, laines de bois, OSB, Fermacell…

Avant d’empiler tout ce beau matériel dans le bon ordre, on dessine à la craie les plans du futur atelier. Ça aide un petit peu à se rendre compte des espaces prévus. Et c’est chouette à faire 🙂

Une fois les matériaux réceptionnés, plus motivées que jamais à enfin entamer ce chantier, on se plonge sans attendre dans la réalisation du sol de la boulangerie. On construit l’ossature, on pose le pare-pluie, on retourne le module (c’est là que les bras doivent être nombreux), on remplit de laine de bois et on recouvre le tout de panneaux OSB. Facile !

En seulement quatre petits jours de chantiers, le sol est terminé! Grande révélation : « Hé mais elle sera vite finie la boulangerie! ». Doux rêveurs…

(Nos excuses pour le manque de luminosité sur les photos. On a trouvé comment allumer la lumière après 3 mois de chantier dans l’obscurité…)

Deuxième étape : on monte les murs. La technique utilisée ici est appelée technique « Nebraska » ou « paille-porteuse ». Il s’agit globalement d’empiler des botes de paille les unes sur les autres et de venir ensuite les sangler (lisses hautes et basses comprises) pour que les murs ne bougent plus. On a choisi cette technique car elle nous semblait à la fois écologique, économique et réalisable sans grande connaissance en construction. Pour celles et ceux qui souhaiteraient en apprendre davantage là-dessus, on vous conseille cette lecture.

Quelques préparatifs avant de commencer à empiler les bottes :

La partie de légo est ensuite officiellement lancée :

On empile les bottes et on les redimensionne parfois au passage. Plus les murs montent, plus ils ont l’air instables… On commence presque à douter de l’efficacité de la technique mais on se garde bien de se l’avouer. Puis comme par magie, une fois que la lisse haute est posée sur le dessus et que les sangles sont bien tendues, ça ne bouge plus d’un poil! Amen.

Vient ensuite l’étape assez désagréable de débroussailler les murs. Ça permettra à l’argile qu’on viendra ensuite y appliquer de bien accrocher.

Paille et poussière dans les yeux, douce odeur de pétrole dans le nez, on s’accroche à la débroussailleuse en espérant en finir rapidement.

Une fois la structure des murs terminée, on s’attaque au plafond. De façon assez similaire au sol, on assemble d’abord l’ossature pour venir ensuite la refermer avec des plaques de fermacell par le dessous, la remplir de laine de bois par le dessus et refermer le tout avec des panneaux OSB. Sans oublier d’intégrer là-dedans le circuit électrique.

Avant de se lancer ensuite dans la looooooongue et interminable étape des enduits, il faut poser les châssis. Ceux-ci avaient été récupérés un an plus tôt, lorsque le gîte juste à côté s’était offert un petit lifting, et gardés bien au chaud en attendant. 100% récup’, donc. Et, oui, ce sont les mêmes châssis que sur la cabane du potager qu’on a construite il y a un an. On réfléchit beaucoup à la cohérence esthétique de nos projets 😉

Nous voilà en août 2019. Le chantier a démarré en mai et on espérait l’avoir fini pour octobre, moment prévu pour la livraison du four. Tout semble encore possible.

Mais bardaf! C’était sans compter les longues journées de travail qui nous attendaient pour réaliser les enduits. Pour info, les enduits jouent ici un rôle structurant pour la solidité des murs et vont participer au fait que les murs ne bougeront pas.

Au total, c’est plus de 10 tonnes de terre que l’on a utilisées pour la construction. Une partie était un mélange tout fait, commandé en big-bags. Une autre partie était de la terre que l’on est allé chercher sur un chantier à Temploux, à quelques kilomètres d’Arthey.

Puis vint le moment tant attendu : l’arrivée du four! Installation plus compliquée que prévue car les rallonges de pales amenées par le constructeur du four ne vont finalement pas sur le tracteur de notre voisin. Impossible donc de soulever le four par le dessous, comme nous l’avions prévu. Mais, pas de stress, on se débrouille en le soulevant à l’aide de chaînes pour le transporter jusqu’à son emplacement final. Un peu de chipotage tout de même pour le faire entrer dans la boulangerie (la hauteur de l’ouverture laissée en prévision était calculée au centimètre près… les chaînes compliquent un peu les choses…) mais on y arrive! Le roi de la boulange trône maintenant fièrement dans son fournil.

Maintenant que le four est là, on construit une cloison entre lui et le reste de l’atelier de boulangerie. L’objectif étant à la fois de pouvoir réguler la température dans la pièce qui servira à faire le pain (éviter de bouillir en été) et à la fois de séparer les espaces plus propres dédiés à la fabrication des pains des espaces un peu plus sales liés à la gestion du bois.

La cloison est isolée avec des chutes de laine de bois et de la chènevotte (copeaux de chanvre).

Cloison et plafond sont jointés et peints. On se lance alors dans les dernières étapes des enduits de murs (hé non, ce n’était pas fini!) : les enduits de chaux+sable et de chaux+poudre de marbre. L’idée est d’arriver à un résultat bien lisse et lavable 😉

Avec quelques petits ratés de temps en temps… on prend son mal en patience et on recommence.

Noël 2019: on peut officiellement dire que les enduits sont terminés! Incroyable. Et on a hâte de passer à l’étape d’après : la pose du plancher et des portes. Tout à coup ça devient propre et ça commence à ressembler à une pièce finie 🙂

Parallèlement à tout cela, on raccorde le four à la sortie de cheminée prévue dans la grange et on lance enfin les premiers feux dans le four. Plusieurs chauffes « à blanc » sont nécessaires pour habituer les tôles à la chaleur et éviter qu’elles se déforment.

Premières conclusions : ça marche! Le tirage est plus que bon et le bois d’Arthey semble convenir aussi.

Dernières étapes avant de pouvoir démarrer : acheter le petit matériel nécessaire à la production, construire le mobilier, poser le carrelage au mur, faire entrer le pétrin dans la boulangerie, faire les derniers raccords électriques pour que tout fonctionne, installer le système d’eau, protéger les boiseries, nettoyer le tout, ramener du bois… et encore plein de petits détails/fignolages pour que tout soit prêt.

Et ça y est! Fin février 2020, le grand jour est arrivé! De délicieux pains chauds sortent enfin de la Petite Boulangerie d’Arthey! 🙂 🙂 🙂

La première fournée est plutôt sportive… Il faudra un petit temps d’adaptation au nouvel environnement.

Un ÉNORME MERCI à toutes les personnes qui ont contribué à construire ce projet de boulangerie. Que ce soit en nous prêtant mains fortes, en prêtant des outils, remorque, voiture…, en nous conseillant et aiguillant dans les moments de doutes. Des journées dans la paille, dans la poussière, dans la sciure de bois, dans la terre, dans la boue, dans la boue, dans la boue, dans le rangement, re-rangement et re-re-rangement de la grange… Sans votre aide plus que précieuse, pas sûr que des pains auraient enfin pu être réalisés à Arthey. Et les chantiers n’auraient en tout cas pas été aussi chouettes qu’ils l’ont étés!

Un tout grand merci plus spécifique aussi à Mano, qui a permis de démarrer l’activité de boulangerie en acceptant de prêter son atelier, le temps d’avoir fini le nôtre. Merci pour tous les conseils, réflexions, discussions autour du pain. Quelle chance d’avoir pu travailler avec toi 🙂

À la prochaine pour d’autres projets un peu fous (pas tout de suite quand même!) et longue vie aux pains!

Camille
Boulangère fière et heureuse d’être enfin installée 🙂

Haie indigène comestible

Fin de l’année 2019, Loïc et quelques amis plantent une haie indigène de presque 100mètres.

Pourquoi indigène ? Car cette haie est composée de pommiers et poiriers sauvages et principalement de sureaux noirs. Ce dernier sera un des buissons importants de l’activité de Loïc à partir de 2020 : il va en récolter les fruits et les fleurs afin de les transformer en différents produits tels que du sirop de baie, du vin de fleurs, des liqueurs,…

Le sureau aime les terres riches et humide. Planté de préférence en automne, au soleil ou à la mi-ombre. Il pousse rapidement pour atteindre deux à trois mètres en trois ans. Les fleurs apparaissent dès la deuxième année.

Les espèces indigènes (qui pousse naturellement en Belgique) tels que le sureau, sont
beaucoup moins sujettes aux maladies. En se développant dans leurs milieux naturels, ceux-ci ne nécessitent pas d’intrant et peu d’entretiens. Toutefois, si on souhaite assurer une certaine production, il est nécessaire de favoriser la fleuraison de certains vieux sureaux déjà présents sur le domaine. Il suffit de les détourer, de les mettre en lumière et de tailler environ deux tiers du vieux bois en hivers. Pour les plantations, il suffit de pailler avec des copeaux pour limiter les ronces et mauvaises herbes dans les premières années et de réaliser une petite taille annuelles.

Les pommiers et poiriers sont eux installés dans cette haie pour la biodiversité et quelques expérimentations de transformation. On vous montrera !

Recèpage des sureaux

Après être passé à la débroussailleuse pour dégager les ronces et détourer les plants de sureau, Loïc les recèpe. C’est maintenant lorsque la sève est la plus basse qu’il faut agir. Recépés, les bourgeons auxiliaires n’auront plus d’inhibiteurs de croissance (envoyé depuis l’apex) lors de la montée de sève au printemps et débourreront vigoureusement. Les vieux bois sont coupés, posés au sol afin qu’ils se dégradent et tassés un maximum afin de ralentir la reprise de la ronce.


Formation à la taille d’un verger

Depuis quelques années, de plus en plus de jeunes vergers haute-tiges sont installés dans nos villes et campagnes. Mais dès la plantation, l’arbre nécessite une taille. Il est essentiel d’accompagner le jeune arbre durant les 3 ou 4 années après la plantation. Cette formation vous permettra de mieux comprendre le développement d’un arbre et aussi l’importance de l’accompagner.
Durant la formation qui sera à la fois théorique et pratique, vous pourrez vous exercer directement à la taille dans le verger des Jardins d’Arthey.

Le formateur sera Quentin Ledoux, arboriculteur fruitier et éleveur (facebook:Fermeducoincoin/).

Contenu de la formation:

Aspects théoriques (2h00)

    Comprendre comment se développe un arbre

    Comprendre pourquoi il est important de tailler

    Comprendre les grands principes de la taille de formation

Aspects pratiques (1h30)

    Exercices de taille sur de jeunes arbres

Modalités pratiques

  • Inscriptions via : info@jardinsdarthey.be ;
  • PAF : 25 € par personne ;
  • le 23 février de 10h à 15h ;
  • chacun apporte son pic-nic de midi, les boissons sont offertes (café, thé, softs) ;
  • formation théorique et pratique ;
  • lieu de formation : rue d’Arthey 1, 5000 Rhisnes.

Abonnement à nos légumes !

Dans cet article, nous vous proposons de vous expliquer en détail ce que signifie d’acheter un abonnement légume Jardins d’Arthey ! Vous pouvez également vous abonner pour nos autres productions : pain et produits laitiers de brebis.

Pour le mangeur, l’idée principale derrière l’abonnement est de payer en une fois ces besoins en légume pour toute l’année. En d’autres mots, il s’agit d’un forfait proposé par le maraîcher, qui permet au mangeur de venir chercher chaque semaine les légumes dont il a besoin. Il n’y a donc plus d’échange d’argent et le temps de vente est considérablement réduit pour le maraîcher. Lorsqu’il part en vacance, le mangeur offre à un de ses proches le droit de venir chercher ses légumes à sa place. 

Abonnement = mangeur autonome en légume toute la saison

Pour le maraîcher/producteur, l’abonnement lui permet d’avoir une vision global de son revenu et de l’écoulement de ses productions sur l’année. En effet, si suffisamment de mangeur prennent un abonnement, le maraîcher est assuré d’avoir un revenu lui permettant de produire en contrepartie des légumes. Le producteur peut donc ce concentrer sur son métier ! L’abonnement permet également d’avoir des liquidités en début d’année pour assurer les achats du démarrage de la saison.

Abonnement = revenu qui assure le travail du maraîcher

Comment est fixé le prix de l’abonnement ?

La fixation du prix de l’abonnement est aussi construite sur base d’une discussion entre le producteur et ces mangeurs.

La valeur de l’abonnement est calculée pour que si suffisamment de personnes souscrivent un abonnement légume au vue de la capacité de production, le maraîcher perçois un salaire correct pour l’ensemble de son travail.

Vous pouvez également vous abonnez à nos autres produits : les pains et les produits laitiers de brebis.

Fin mars, nous avons organisé une séance d’information concernant la vente de nos produits en 2019. Quelques retours en image ci-dessous.

Arrivée des brebis !

Ça y est vous l’avez peut-être vu sur notre page facebook, les moutons de Valentine sont arrivés.

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Les moutons sont de race Lacaune, une souche laitière assez rependue dans les élevage fromager. Cette race tire son nom d’un chef-lieu situé dans le Tarn. Sans cornes, les brebis sont faciles à manipuler.

Comme prévu, les brebis ont été installées dans des enclos abrités dans une serre. Tout se passe bien jusqu’à présent et nos nouvelles pensionnaires se portent comme des charmes.

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Les moutons sont nourris tous les jours de foins et de granulés biologiques provenant de la ferme du château de Boninne.

Les trente brebis sont arrivées pleines. La mise-bat est prévu pour le mois de mars… Mais des petites surprises sont déjà arrivées un peu plus tôt que prévu ! En effet, cette semaine 3 petits mâles ont rejoins le troupeau !

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Prochaine étape de travail : installation de 3 hectares de clôtures pour permettre de sortir le troupeau en pâture à partir du mois d’avril !

Valentine, future bergère-fromagère rejoint l’équipe !

Valentine rejoint l’équipe ! Sa détermination, son enthousiasme et son projet ont séduit l’équipe et le conseil d’administration. Depuis fin octobre, elle prépare donc l’arrivée de son troupeau de brebis et le démarrage de son activité de bergerie-fromagerie. 

Une bergerie-fromagerie au sein de la coopérative Jardins d’Arthey, c’est possible ?

Et oui ! Pour rappel, en mai dernier, nous avons lancé un appel à projet permettant à des entrepreneurs en recherche d’un lieu d’installation de rejoindre la coopérative. C’est grâce à cet appel que Valentine nous a rejoint. En octobre, le Conseil d’administration et l’équipe ont validé son intégration dans le projet. C’est ainsi que dans moins de deux mois, une trentaine de brebis viendront déposer leurs valises dans le domaine.

Pourquoi choisir des brebis ?

laitLes brebis sont un peu oubliées dans le paysage agricole belge, on ne les voit plus beaucoup. Pourtant, cet élevage fait fureur chez nos voisins français. Et ils ont bien raison ! Une brebis, c’est : du bon lait, des beaux agneaux et de la laine toute chaude. En effet, le lait de brebis est le plus riche de tous les laits. Riche en protéines et en matières grasses, riche en minéraux tels que le calcium et le fer et enfin riche en vitamines. Il est aussi plus digeste que le lait de vache car les globules gras sont plus petits et donc mieux assimilés.

Les brebis choisies pour ce projet appartiennent à la race Lacaune. Elles sont originaires du Tarn, dans le sud de la France. Leur toison est blanche et elles ne possèdent pas de cornes. Elles sont de très bonnes laitières et de bonnes mères.

Du lait aux fromages : quelques explications !

Après avoir mis bas au printemps, les brebis donneront du lait pendant 6 mois. Une brebis ne produit pas beaucoup de lait, environ 2 litres par jour. Ce lait sera récolté durant la traite matinale et transformé en divers produits laitiers au sein d’un container fromagerie ! Grâce à cet espace de transformation, de 40 m² et totalement aménagé, des fromages (du frais, des tommes, des camemberts, du bleu…), des crèmes glacées et des yaourts pourront bientôt vous régaler !

Et qui réalisera tout ce travail ?

Valentine est bio-ingénieure de formation. Elle a un faible pour les animaux et à la sortie des études elle a enchaîné les formations et stages dans des bergeries et fromageries. C’est vite devenu assez clair qu’elle allait en faire son métier. Valentine a envie de produire de manière durable et avec respect. Si tout se déroule comme prévu, vous pourrez déguster ses premières crèmes glacées au Festival des Plantes Comestibles 2019 !

Nous réalisons en ce moment une levée de fonds pour soutenir l’installation de ce tout nouveau projet !  Si vous aussi vous voulez soutenir la création de la fromagerie c’est par ICI. Merci d’avance pour votre soutien !

Bientôt une pompe bélier en fonctionnement à Arthey ?

Les fameux chantiers pompe bélier, ils ont déjà été nombreux ceux-là ! Mais nous touchons presque au but : installer une pompe bélier neuve dans les anciennes infrastructures pour alimenter la mare/réserve d’eau de notre potager. On vous explique toute l’histoire !

Tout a commencé fin 2016, nous découvrons alors une cave, près de la rivière qui coule dans le domaine. Cette dernière abrite une pompe bélier depuis plus de 100 ans ! Historiquement cette pompe servait à acheminer l’eau de la rivière jusqu’à une réserve dans le toit du château d’Arthey. L’idée de la remettre en route pour irriguer notre terrain de maraîchage fait vite son chemin.

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Les premiers chantiers, nous les passons surtout à nettoyer : retirer toute la boue et les cailloux accumulés au fil du temps ! Nous nous attaquons d’abord à la boue de la chambre du bélier. À la main évidemment, c’est plus drôle.

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Cette dernière photo montre ce que nous appelons la cheminée de filtration. L’eau s’y écoule depuis la rivière afin d’être filtrée avant d’arrivée dans la pompe un peu plus bas. Ce trou de 3m de profondeurs et environ 3m² était rempli de cailloux !

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Nous cherchons ensuite où se trouve la vanne permettant à l’eau d’aller vers la cave de la pompe bélier. Là aussi il y avait pas mal de boue à déplacer… 🙂

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Après de nombreuses recherches, nous nous sommes rendus compte qu’il manquait pas mal de pièces à l’ancienne pompe. De plus, aucun fabricant ne semble aussi motivé que nous pour les reconstruire… Nous décidons de retirer l’ancienne pour en installer une nouvelle !

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Dernièrement nous avons, débouché le canal d’évacuation de l’eau avec une pelleteuse. En effet, seul 10% de l’eau qui rentre dans la pompe va effectivement être envoyé vers le terrain de maraîchage. Le reste retourne dans la rivière. La pelleteuse étant sur place, nous en avons profité pour également installer la canalisation jusqu’à notre mare sur le terrain de maraîchage.

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Il nous reste maintenant à acheter la nouvelle pompe et à l’installer ! Mais pour cela, nous avons besoin d’un petit coup de pouce financier…

Nous réalisons en ce moment une levée de fonds pour l’installation de la nouvelle pompe !  Si vous aussi vous voulez participer c’est par ICI. Merci d’avance pour votre soutien !

Du pain !

Une activité de boulangerie s’installe à Arthey ! Depuis quelques mois Camille a mûri son projet, s’est formée, a testé pleins de recettes et n’attend qu’une chose : se lancer dans la grande aventure de boulangère au sein des Jardins d’Arthey ! 

Faire du pain ! Voilà l’objectif assez simple du projet de boulangerie qui se crée à Arthey. Simple, vous dites ? Oui et non ! En effet, les ingrédients requis pour faire du pain ne paraissent à priori par sorciers (de l’eau, de la farine et du sel). Mais lorsque l’objectif est d’arriver à faire du pain qui soit à la fois bon pour la santé, respectueux de l’environnement et puis surtout bon pour les papilles, cela complexifie quelque peu le processus !

Une des premières caractéristiques de nos pains sera en effet qu’ils lèveront grâce à un processus de fermentation longue induit par du levain. Le levain, c’est un ferment naturel composé uniquement d’eau et de farine et qui a pas mal d’atouts pour lui. Il permet de rendre les pains plus digestes, de faire ressortir leurs arômes et de rendre aussi le fait de faire du pain bien chouette et intéressant ! Le levain est en effet moins stable que la levure et demande à être en quelque sorte « apprivoisé » par le boulanger. Un vrai challenge !

Le levain, c’est bien beau. Mais quelle farine sera utilisée pour faire le pain ?

La farine proviendra de chez Anne-France et Christophe de la Ferme du château, à Boninne. La ferme est donc située de l’autre côté de Namur, à seulement 15 km d’Arthey. Thomas participe déjà au marché paysan du vendredi soir qui se déroule chez eux en y vendant les légumes du maraîchage et Valentine échange également avec eux régulièrement pour le projet de Bergerie-fromagerie. Plein de chouettes synergies en perspective, donc ! Anne-France et Christophe cultivent des céréales en respectant le cahier des charges de l’agriculture biologique et celles-ci sont ensuite transformées en farine bio sur place, avec un moulin à meule de pierre. Ce seront à priori principalement leurs farines de froment et d’épeautre que nous utiliserons pour commencer. La farine sera donc locale et de qualité. Ce qui est déjà plutôt une bonne base pour arriver à faire du pain comme nous l’aimons !

Et comment la cuisson du pain sera-t-elle faite ?

Le pain sera cuit dans un gros four à bois muni de deux soles tournantes d’un diamètre de 1,5m chacune. Il permettra de cuire environs 50 pains par fournées. Le four est métallique et déplaçable si nécessaire même s’il pèse son poids… 1,2 Tonne tout de même !

Où l’atelier sera-t-il construit ?

L’atelier de boulangerie sera construit dans la grange. Nous créerons donc une pièce à l’intérieur des 150m² existant mais qui ne devrait pas utiliser plus d’un tiers de la surface totale afin de pouvoir encore compter sur ce grand espace bien pratique. Nous aimerions que la construction de l’atelier démarre dans les mois qui viennent.

Plan provisoire de l'atelier de boulangerie
Plan provisoire de l’atelier de boulangerie

 

Comment comptez-vous écouler la production ?

Le plus possible en circuit (très) court ! Un système de commandes en ligne sera prévu et nous espérons que les mangeurs seront prêts à venir jusqu’à nous pour réceptionner leurs commandes. L’idéal étant de pouvoir évidemment créer une offre globale de produits comprenant à la fois les légumes du maraîchage, les fromages de la bergerie-fromagerie et le pain.

Y aura-t-il du pain frais tous les jours ? Et ferez-vous aussi de la pâtisserie ? Des couques au chocolat ?

Hé non ! Nous prévoyons à priori de partir sur deux jours de production par semaine. Cela dit, le pain au levain est connu pour se conserver plus longtemps que le pain à la levure et devrait rester frais quelques jours. Juste de quoi vous faire attendre la journée de cuisson suivante ?

Quant aux pâtisseries et la boulangerie fine, ce n’est à priori pas non plus notre envie de trop nous pencher là-dessus… Même s’il y aura peut-être quelques exceptions à l’occasion…

Mais qui se cachera dans le fournil pour nous préparer tous ces pains ?

Ce sera Camille ! Camille est l’une des fondatrices de la coopérative. Elle s’amuse habituellement plutôt avec les plans financiers, les attestations fiscales et d’autres réjouissances administratives. Mais mettre la main à la pâte s’est avéré encore plus marrant que tout cela 🙂

Ça fait donc plusieurs mois que Camille se forme à la boulangerie grâce à l’aide de plusieurs boulangers installés et expérimentés qui lui ouvrent gentiment leurs ateliers pour une ou plusieurs visites. Elle a aussi passé et réussi l’examen d’accès à la profession en mars dernier. « Yapluka » construire l’atelier, installer le four, investir dans un peu de matériel tout de même… et c’est parti !

Nous réalisons en ce moment une levée de fonds pour soutenir l’installation de ce tout nouveau projet !  Si vous aussi vous voulez soutenir la création de la boulangerie c’est par ICI.